News Première Liaison expérimentale Tanger-Casablanca lancée à 275 km/h
(Catégorie Economie)
Posté par Administrateur
الاثنين 16 أكتوبر 2017 - 17:59:40

Le 16-10-2017 à 17:59:40
Le Train à grande vitesse (TGV) marocain, premier moyen de transport ferroviaire du genre en Afrique, doit entrer officiellement en service commercial au début du deuxième semestre 2018.

Plus que quelques mois donc nous séparent de la mise en service de lapremière ligne à grande vitesse (LGV) ! Il nous sera ainsi possible, à partir de l’été prochain, de faire le trajet Casablanca-Tanger en moins de 2h10 minutes et celui de Kénitra -Tanger en près de 50 minutes.
Le coût d’un voyage en TGV serait en moyenne de30% de plus que les tarifs pratiqués actuellement dans les trains ordinaires.
La Grande Vitesse ferroviaire sera indéniablement un véritable accélérateur du développement pour le royaume aussi bien sur le plan économique que social.Grâce à la LGV, le Maroc marquera son avance par rapport à plusieurs pays et s’érigera à coup sûr en tant que modèle aux niveaux africain et arabe.

Avant le lancement commercial du premier TGV, plusieurs contrôles sur banc d’essai sont nécessaires pour tester les performances du matériel fixe(voies ferrées, ouvrages d’art,aiguillages, sécurité,signalisation, télécommunications, caténaires,etc) et celles du matériel roulant (locomotives,rames de trains, vitesse,confort,etc).

Après avoir accompli les premiers essais sur un tronçon de110 km entre Kénitra et Tanger à la vitesse de 275 km/h, la prochaine étape consiste à lancer les rames du TGV sur les nouvelles voies à grande vitesse (LGV) à la vitesse optimum de 320 km/h.

Ensuite, d’autres tests seront nécessaires à partir du mois d’avril prochain, dont notamment ceux des rodages, avant de prononcer la mise en service technique de la ligne à grande vitesse.

Le viaduc d’oued El Hachef situé à 60 kilomètres de Tanger,
s’étend sur une longueur de 3,5 kilomètres

Le premier essai a coïncidé avec la présence au Maroc du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian venu se rendre compte sur le terraindes progrès de ce projet « emblématique» de la relation bilatéralefranco-marocaine.

Ainsi, ce ministre a suivi le parcours expérimental du TGV à bord d’un hélicoptère mis à sa disposi-Ces équipements devraient profiter à quelque 3100 barques de pêche artisanale Dans les zones de Larache, Tanger-Asilah, Ksar Seghir, Mdiq, Jebha, Nador, Driouch, Chemaala, Chaouen, Al Hoceima et Saïdia.

Concernant les caisses isothermes de 70 litres, le président de la chambre, Youssef Benjelloun, estime que ce programme de réfrigération, dédié aux professionnels de la pêche artisanale, figure parmi les plus importants.

« Nous sommes fiers aujourd’hui d’annoncer ce projet aux professionnels de la pêche artisanale, dont le rôle de l’activité est reconnu comme vecteur de développement socio-économique dans les régions du nord. C’est un projet qui a pour objectif de préserver la qualité des captures et une meilleure valorisation de la qualité des produits de la mer capturés partion par la Gendarmerie royale.

Le méga-projet du TGV- Maroc est un chantier monumental qui a mobilisé des moyens humains et financiers impressionnants.

En plus de l’acquisition des équipements, des travaux de génie civil dont la construction de près de 169 ponts-route et ponts-rails, d’une centaine d’ouvrages hydrauliques, il a fallu construire 12 viaducs totalisant une longueur d’environ 12 kilomètres ! Le plus important est celui d’El Hachef situé à 60 kilomètres de Tanger.

Ce viaduc qui s’étend sur une longueur de 3,5 kilomètres et qui est le plus long au Maroc, a nécessité, à lui seul, une enveloppe budgétaire d’un milliard de dirhams. Le viaduc se présente sous forme de deux voies suspendues construites sur des pieux plantés à 67 mètres de profondeur maintenant le tablier de l’ouvrage.

L’ouvrage El Hachef est construit sur une zone marécageuse,au milieu de vents latéraux violents pouvant atteindre une vitesse de 120 km/h. Le viaduc a été équipé de dispositifs élaborés palliant les risques sismiques et les contraintes géotechniques.

Le projet de la LGV dans sa globalité, qui devait être achevé fin 2015, s’est révélé très lourd et très complexe à cause de la nature du terrain accidenté sur une grande partie du parcours.

La livraison a également pris du retard à cause de longues procédures d’expropriation des terrains sur le parcours de la LGV qui a suscité des contestations, notamment d’un collectif nommé «Stop TGV», qui estimait le projet « non prioritaire » et « non rentable ».

Les travaux ont donc nécessité un délai d’exécution plus long que celui prévu dans l’organigramme initial, à cause aussi des conditions atmosphériques ayant ralenti la cadence des travaux.

La ligne à grande vitesse permettra de relier la capitale économique Casablanca, la capitale administrative Rabat et le pôle maritime de Tanger en un peu plus de deux heures (contre presque cinq heures actuellement). Les chemins de fer marocains tablent sur six millions de passagers après trois ans d’exploitation.

«On travaille sur un modèle économique d’exploitation (…) avec un système intelligent pour prévoir les tarifs qu’il faut en tenantcompte de la capacité des Marocains qui prennent le train» explique le directeur de l’Office national des chemins de fer, Mohamed Rabie Lakhlii, précisant que le coût d’un voyage en TGV serait « en moyenne de 30% de plus que les tarifs pratiqués actuellement dans les trains ordinaires.

A souligner que le coût total du projet financé à 50% par la France via différents prêts, représente 22,9 milliards de dirhams (environ deux milliards d’euros), soit 15% de plus que les estimations initiales établies en 2007, ce qui rend le coût du kilomètre de LGV marocaine à moins de 9 millions d’euros qui représentent moins de la moitié du coût standard européen qui est de 20 millions d’euros le km.

L’Agence française de développement (AFD) a octroyé tout récemment, un nouveau prêt de 80 millions d’euros au Maroc pour financer la dernière tranche du projet de la LGV Tanger-Casablanca.

Ce nouveau financement porte la contribution de l’AFD à plus de 300 millions d’euros et celle de la France à plus d’un milliard d’euros, soit plus de 50% du financement de ce projet marocain.

PH : DR


Le Journal De Tanger



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