News Ilyas El Omari ..
(Catégorie Région & La ville)
Posté par Administrateur
الأربعاء 16 أغسطس 2017 - 15:34:00

Le 16-08-2017 à 15:34:00
Tout a commencé avec le sombre tableau dressé par le Roi, dans son discours du Trône, le 29 juillet 2017, bousculant l’administration, les élus et les partis politiques et dénonçant un bilan décevant de la place et du rôle des acteurs nationaux, régionaux et locaux.

En particulier, le Souverain a imputé une bonne part de responsabilité à des partis qui ont cédé à des préoccupations politiciennes et à des intérêts personnels tournant le dos à la satisfaction des besoins et des attentes des citoyens..

Dans la région nord et particulièrement dans le Rif, étaient surtout visés, sans les nommer, le parti authenticité et modernité (PAM) d’Ilyas El Omari et le parti Justice et développement (PJD) de Abdelilah Benkirane qui se sont livrés une âpre bataille électorale en 2015 et 2016, négligeant la mise en œuvre du plan royal « Al Hoceima manarat Al Moutawassit » lancé par le Roi en octobre 2015.

C’est cette négligence qui a été à l’origine du hirak du Rif dont nous savons les fâcheuses conséquences sur le plan national et les retombées économiques catastrophiques sur la région.

Ceci n’est que l’une des raisons qui expliquent aujourd’hui la démission du secrétaire général du PAM, Ilyas El Omari, annoncée lundi 7 août 2017.
"Si le Conseil national refuse ma démission, ce sera sa décision. Moi, ma décision est prise mais cela ne veut pas dire que je quitte le parti car je reste un militant du PAM. Je suis peut-être un politicien qui a échoué, mais je ne fais pas de théâtre, je ne sais pas le faire et ma décision est donc irrévocable. Ma démission est provoquée par des considérations objectives et historiques. Il n'y a aucune relation avec ce qui se passe à Al Hoceima et même si certains ne se gênent pas pour m’insulter et me tenir responsable de la situation dans le Rif, je n’ai qu’amour pour cette région et pour mon pays. On m’impute tout et n’importe quoi même les erreurs de gestion du gouvernement qui est le vrai responsable de la crise née à Al Hoceima".

Quoiqu’ El Omari affirme que sa décision est « personnelle prise sans aucune interférence extérieure », on ne peut s’empêcher de relever que sa démission est une conséquence directe de l’échec du PAM, non seulement dans le Rif, mais aussi sur la scène politique nationale car, n’oublions pas que, lors des dernières élections législatives d’octobre 2016, le parti du Tracteur comptait se classer en tête et se voir ainsi confier la direction du gouvernement, conformément aux dispositions de l’article 47 de la Constitution. Or, le PJD qui était au pouvoir, a manœuvré en gelant, entre autre, le projet d’Al Hoceima, ce qui a discrédité El Omari en tant que secrétaire général du PAM et président de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

La suite des événements a assuré la continuité du PJD au pouvoir dans les conditions que nous savons, et renforcé la position d’autres partis comme le RNI de Aziz Akhannouch.

Ceci a eu pour conséquence directe l’affaiblissement progressif du PAM.
A ce propos, El Omari affirme : « Certains prétendent que j’aurai dû démissionner au lendemain des législatives du 7 octobre mais j’avais manifesté seulement un espoir et non une promesse ferme d’arriver premier à ce scrutin ».

Tours est-il qu’ Ilyas El Omari a jeté l’éponge après une année et huit mois à la tête du PAM. C’est Habib Belkouch, l’un des fondateurs du parti qui assurera l’intérim en attendant la tenue d’une session extraordinaire du conseil national du parti, prévue en octobre prochain. On parle du député Abdellatif Ouahbi qui figurerait parmi les prétendants à la succession d’El Omari.

Concernant la présidence du Conseil régional Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Ilyas El Omari fait valoir le fait qu’il été porté à la tête de cette collectivité territoriale par des électeurs et que, par conséquent, personne ne pouvait dès lors le démettre de cette fonction : «Personne n’a la compétence et le pouvoir de me limoger, à part le Conseil de la région. Je suis un élu et il n’y a aucune disposition dans la loi organique sur les régions qui stipule le limogeage de l’élu», dira-t-il, ajoutant : « Je ne compte pas démissionner, j'ai des engagements avec les partenaires et je ne peux pas trahir la population qui m’a porté à la tête de la région. Lorsque le moment viendra de démissionner, je le ferai mais pour l’instant, ce n'est pas le cas".

Cependant, certains observateurs estiment que cette explication est seulement à moitié recevable car l’échec du PAM se traduit aussi et surtout dans le Rif. On estime donc que cet échec est global et on ne peut dissocier la démission d’El Omari du secrétariat général du parti et son maintien à la tête de la région.

Et puis, se demande-t-on, quelle crédibilité pourrait à l’avenir avoir Ilyas El Omari, d’un côté démissionnaire et de l’autre présidant sous la même étiquette partisane le conseil de région ?
L’avenir nous le dira… .
Synthèse du Dr Abdelhak BAKHAT
PH : DR


Le Journal De Tanger



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