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Abdelkader MESSAHEL un perfide dans la peau d’un diplomate

Abdelkader MESSAHEL un perfide dans  la peau d’un diplomate

Le 30-10-2017 à 13:16:50

Un individu perfide est celui qui a un caractère exécrable, un mauvais comportement et qui est calculateur dans les actions qu’il entreprend dans le seul but d’obtenir un profit au détriment de la réalité, de la morale et des valeurs universelles.
D’autre part, les premières qualités requises chez un diplomate digne de ce nom, c’est qu’il soit plein de tact, habile , adroit , souple, poli, aimable, courtois et par-dessus tout, sympa.

Or, le personnage qui nous intéresse aujourd’hui, ne possède aucune de ces qualités. Au contraire, il est effectivement fourbe, repoussant, lait, lugubre, hideux, mesquin, abject, répugnant, sordide, et vilain.
Et pourtant il représente son pays au niveau international.
Le ministre des Affaires étrangères algériennes, Abdelkader Messahel qui, outre sa gueule de pitbull qui donne des cauchemars, et qu’on n’aimerait ni rencontrer, ni regarder ni entendre, ne fait rien pour améliorer son image repoussante.
Tour dernièrement, fidèle à lui-même, il a poussé le bouchon jusqu’à sortir sa hargne contre le Maroc, un pays voisin qui lui bloque la gorge, prouvant ainsi qu’en plus de tous les défauts qui l’accablent, Messahel maîtrise aussi le mensonge grossier.

« Les investissements marocains en Afrique ne sont rien d’autre que le blanchiment de l’argent du haschich”, a froidement et gratuitement affirmé Abdelkader Messahel dans un dérapage incontrôlé devant les hommes d’affaires du FCE (Forum des chefs d'entreprise algériens), ajoutant maladroitement : “Cela, ce sont des chefs d’État africains qui me le disent”, révélant ainsi, dans un tissu de mensonges, une imagination machiavélique du lugubre personnage qui est allé jusqu’à accuser ouvertement les banques marocaines et la compagnie nationale de transport aérien Royal Air Maroc, de verser dans le trafic de haschich en Afrique. Ce qui est bizarre, c’est que le ministre algérien des Affaires étrangères ne porte pas dans son cœur de raciste les Africains puisqu’il s’est trahi plus d’une fois en dénonçant la présence des migrants africains, les qualifiant de « menace pour l’Algérie ».

La question qui s’impose serait de savoir ce qui justifie ces déclarations incendiaires lancées par Abdelkader Messahel à l’encontre du Maroc, et qui ne sont guère fortuites. En fait, elles obéissent à un plan d’action bien huilé. Messahel est, en réalité, chargé d’une délicate mission : empêcher le Maroc de former une coalition africaine qui menace les intérêts de l’Algérie. Et le moment pour lancer l’offensive a été très bien choisi : il intervient à la veille de la première réunion plénière du Groupe de travail du Forum mondial de lutte contre le terrorisme (GCTF) sur l’Afrique de l’Ouest.

Co-présidé par l’Algérie et le Canada, ce forum regrouper de hauts fonctionnaires et des experts dans les domaines de la prévention et la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, de la sécurité des frontières et de la lutte contre le financement du terrorisme, des pays membres du Forum GCTF, des pays de la région de l’Afrique de l’Ouest ainsi que des organisations internationales et régionales, dont l’ONU et l’Union africaine. Et c’est en Afrique de l’Ouest que réside tout l’enjeu de la nouvelle stratégie stupidement dessinée par Messahel.

Le chef de la diplomatie algérienne voulait absolument préparer les représentants des pays africains conviés à Alger à un climat de tension qui démontrera que le Maroc est un élément de déstabilisation. Messahel ambitionnait également de semer la zizanie dans les rangs des alliés du Maroc en Afrique de l’Ouest en relançant le débat sur les relations étroites entre le trafic de drogue et le financement du terrorisme. Selon des sources très bien introduites au sein du ministère des Affaires étrangères à Alger, l’objectif est de faire douter les alliés du Maroc au point de les pousser à revoir leurs relations avec Rabat. La diplomatie algérienne a décidé, ainsi, d’opter pour un lobbying agressif et belliqueux pour montrer aux pays de l’Afrique de l’Ouest qu’elle est la puissance avec laquelle il faut composer en Afrique du Nord.

L’autre objectif du plan Messahel est de perturber la position marocaine au sein GCTF où le royaume occupe une place qui concurrence directement l’Algérie. Alger veut ainsi discréditer à tout prix le leadership du Maroc au sein du GCTF, sachant que le royaume pilote, avec les Etats-Unis, l’initiative relative au traitement des extrémistes violents locaux. Pour l’Algérie, le Maroc profite de ce réseau pour comploter contre les intérêts algériens. Il est donc question de torpiller les efforts du Maroc en lui mettant la pression sur la question du trafic de drogue, un argument fallacieux et usé.

Or, la tentative de Abdelkader Messahel semble avoir fait l’effet d’un pétard mouillé, non seulement en Afrique et partout dans le monde, mais aussi et surtout en Algérie où les propos du soi-disant chef de la diplomatie sont rejetés en gros et en détail.

Ainsi, sans évoquer les ripostes légitimes du Maroc et de ses institutions honteusement diffamées par Messahel, faisons un tour d’horizon de la presse algérienne qui s’est indignée des propos déplacés et diffamatoires de leur ministre des Affaires étrangères.

Outre plusieurs chaînes de radio et de télévision du pays voisin qui ont consacré de véritables tables rondes lancées sur les réseaux sociaux pour dénoncer les propos déplacés de Abdelkader Messahel envers le Maroc, le quotidien algérien «Le Matin d’Algérie » a titré dans son tirage de dimanche dernier : « Un parfait écuyer du clan des palefreniers… ».

« En accusant froidement le Maroc de recycler l’argent du haschisch via ses banques dans le continent, le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a agi en parfait écuyer du clan de palefreniers qui fait office de pouvoir en Algérie et qui ne répugnerait pas l’idée d’un conflit armé avec le voisin marocain», écrit le journal qui, dans un autre article sous le titre «Propos criminels de Messahel : le clan Bouteflika veut-il la guerre?», le journaliste Mohamed Benchicou affirme ne pas savoir «ce qui est le plus impardonnable chez Messahel, son indigence intellectuelle ou le frappant cynisme avec lequel il prépare l’opinion à la guerre contre le Maroc ?».

«Quelle splendide diversion à l’impasse à laquelle il a conduit le pays !», affirme le journalise déplorant qu’«à lire les forums où s’entre-déchirent les jeunes des deux pays, on réalise qu’une certaine jeunesse des deux pays (…), née avec la fermeture des frontières, n’a connu que ça: l’insulte, la surenchère dans la calomnie, le nationalisme outrancier (…)».

Le journal algérien « Liberté », quant à lui, a consacré sa Première de dimanche dernier en s’interrogeant : « De quelle crédibilité peut encore se prévaloir notre ministre des Affaires étrangères après sa sortie malheureuse et le flot de quolibets qui s’en est suivi, notamment dans les médias marocains ? ».

« Les propos surprenants du chef de la diplomatie algérienne, Abdelkader Messahel, tenus lors de l’université d’été du Forum des chefs d’entreprise (FCE), ne passent pas », écrit le journal, ajoutant : « Et pour cause, en estimant que l’Algérie est le seul pays “stable” en Afrique du Nord, notre ministre des Affaires étrangères a nettement froissé les États voisins en leur jetant ainsi l’anathème ».

« Cette bourde diplomatique est d’autant plus inexcusable qu’elle émane d’un ancien ministre des Affaires maghrébines et africaines et de la Ligue arabe dont il était attendu précisément un rapprochement, voire un dialogue, avec les pays voisins» estime le quotidien algérien, s’interrogent : « Quelles seront à l’avenir ses relations avec ses homologues maghrébins ? De quelle crédibilité peut-il encore se prévaloir après cette sortie malheureuse et le flot de quolibets qui s’en est suivi, notamment dans les médias marocains ? En s’en prenant d’une manière pour le moins virulente, sinon déplacée, au Maroc, il aura ouvert, là-aussi, une brèche pour nombre de détracteurs de l’Algérie en leur donnant, pour longtemps, du grain à moudre.

« Inutile de préciser que sous d'autres cieux, son sort aurait été vite scellé par un limogeage illico presto » indique le journal « Liberté » ajoutant qu’à tout le moins, il aurait fait l’objet d’un rappel à l’ordre.

Or, rien de tel n’est encore arrivé. Messahel continue à vaquer normalement à ses occupations de ministre de souveraineté. N’étant pas soumis à l’obligation de résultat, il peut, dès lors, toujours se satisfaire d’être à un poste sensible auquel il n’aurait jamais pu accéder si ce ne sont certaines accointances qui lui ont permis de renforcer sa présence au gouvernement, estime le quotidien algérien, rappelant : « On s’en souvient, Messahel avait même réussi l’exploit d’être reçu “intuitu personae” par le chef de l’État, Abdelaziz Bouteflika, alors que celui-ci n’accorde que très rarement des audiences à ses ministres en raison de son état de santé. Un privilège auquel n’ont pu accéder, faut-il rappeler, plusieurs chefs d’État étrangers. Cela dit, on semble, tout de même, prendre conscience dans les hautes sphères de l’État du “dérapage incontrôlé” du chef de la diplomatie algérienne. En effet, les autorités du pays ont adopté à la suite de cette bévue un profil bas en faisant notamment l’impasse sur les derniers développements comme le rappel pour consultation de l’ambassadeur du Maroc en Algérie ou encore la convocation du chargé d’affaires algérien à Rabat.

Bizarrement, il n’y a aucune trace dans les médias publics algériens sur cette affaire qui, ailleurs, défraie la chronique et alimente le “buzz”. Face à l’impunité dont semble jouir ce membre du gouvernement algérien et à défaut d’un sévère recadrage devant ce qui tient lieu de dysfonctionnement de la part d’un diplomate, astreint à la réserve, et dont la parole est officielle, il y a lieu de s’inquiéter, aujourd’hui, sur l’évolution de nos relations avec l’extérieur. Une éventuelle récidive — qui n’est pas à exclure — ternirait alors définitivement l’image de la diplomatie algérienne, patiemment forgée par nos valeureux aînés » conclue le journal algérien.
PH : DR

Analyse : Du Dr Abdelhak BAKHAT





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