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Siemens Inaugure son Usine de Pales d’éoliennes à Tanger

Siemens Inaugure son Usine de Pales d’éoliennes à Tanger

Le 16-10-2017 à 17:04:51

Le géant Siemens-Gamesa Renewable Energy a inauguré, mercredi à Tanger, la toute première usine de production de pales éoliennes en Afrique et au Moyen-Orient, pour un investissement de 1,1 milliard de dirhams.
Cette nouvelle unité qui vient enrichir le parc industriel à Tanger a d’ores et déjà généré 600 postes d’emplois directs et 500 emplois auxiliaires.

“C’est un grand pas en avant pour le Maroc et sa stratégie de produire de l’énergie propre, à un coût compétitif“, a indiqué à l’occasion Markus Tacke, PDG de Siemens Gamesa Renewable Energy (SGRE), tellement satisfait qu’il envisage déjà une 2ème usine à Tanger, afin de doubler la capacité de production de pales B63-10.

“Nous sommes là pour rester. Les opportunités d’investissement sont très fortes aujourd’hui et pour rester compétitif, nous devons maintenir notre croissance“, a encore dit le PDG de SGRE, qui est convaincu du potentiel stratégique de son implantation au Maroc.

Le ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique, Moulay Hafid El Alamy pense aussi à la prochaine étape: “les perspectives sont excellentes mais ce qui est encore mieux, c’est de réfléchir en profondeur à la manière d’accroître le taux d’intégration de l’industrie éolienne au Maroc. C’est également un levier de compétitivité pour SGRE, le développement du taux d’intégration ayant pour conséquence la diminution de ses coûts de production“.

Les principaux intrants nécessaires à la production de pales éoliennes sont la fibre de verre, le bois de Balsa et la résine. Si le marché de la fibre est dominé par la Chine et celui du Balsa par l’Equateur – principaux fournisseurs de SGRE, il existe en revanche une réelle opportunité sur la résine. Certes, le Maroc comprend un certain nombre de producteurs de cette matière première, mais sa qualité – de même que les volumes de production, sont en deçà des exigences du leader mondial de l’éolien. “Nous avons démarré une consultation pour définir les mécanismes d’accompagnement des producteurs nationaux de résine, afin qu’ils montent en compétence et en capacité de production“, explique MHE.

A terme, c’est tout un écosystème qui sera créé autour de l’usine SGRE de Tanger. “La dimension business est fondamentale et l’éolien, à tous points de vue, est un secteur extrêmement porteur avec des perspectives très encourageantes, notamment sur la résine. A charge aux opérateurs nationaux de prendre conscience de ces opportunités, et agir en conséquence“, précise M. Elalamy.

Quand on lui fait remarquer la position de nombre d’opérateurs marocains qui se plaignent du manque de visibilité – surtout pour une industrie nouvelle sous nos cieux, le ministre balaie cet argument d’un revers de la main: “c’est une fausse excuse, sinon comment expliquer que des opérateurs internationaux décident d’investir au Maroc, confiants en ses capacités de production et en la qualité de ses ressources humaines? Pourquoi les nationaux ne sont-ils pas présents pour monter des joint-ventures? Mon rôle est de préparer l’écosystème afin qu’il soit ‘lisible’, et que nos industriels puissent en saisir les opportunités. S’ils ne prennent pas l’initiative dans ces conditions, d’autres le feront à leur place“. Le message est clair…

L’usine de pales SGRE de Tanger, c’est aussi une aventure humaine qu’ont pu vivre les 600 employés du complexe industriel. “Ce sont en majorité des ingénieurs et des techniciens en mécanique lauréats des ISTA. 200 d’entre eux ont bénéficié d’une période de formation au Danemark, au sein d’une unité Siemens de production de pales. Et nous continuerons ce processus au sein de notre centre tangérois de formation, qui s’étale sur 3.500 m²,“ précise Youssef Boumkila, directeur de l’excellence opérationnelle au sein de l’usine de Tanger. Fait notable, la rapide montée en compétence des recrues marocaines a “forcé l’admiration“ des encadrants de Siemens, du propre aveu de Markus Tacke, le PDG de SGRE.

Au total, ce sont plus de 300.000 heures de formation qui ont été prodiguées. “Nous avons investi beaucoup de temps et d’argent dans le personnel de cette usine, car nous croyons en leur valeur et leur potentiel. Les 600 opérateurs de cette unité sont issus d’un processus très rigoureux de sélection, parmi plus de 70.000 candidatures reçues“, explique Lasse Eisgruber, senior project manager SGRE.

S’affairant tout au long des deux lignes de production de l’usine de Tanger, les opérateurs marocains ont tous été formés aux principes du lean management,la référence mondiale en termes d’excellence managériale – créé par Toyota: amélioration continue avec la méthode Kaizen, démarche qualité avec la méthode des 5 S,… Un niveau d’exigence nécessaire afin d’assurer non seulement la qualité de la production actuelle,mais également le leadership de l’unité tangéroise,comme nous le confie Lasse Eisgruber: “Nous fabriquons actuellement des pales de 63 mètres mais les 37.500 m² de l’usine donnent aussi la possibilité de produire des pales de 80 mètres. Ce qui nous confère un avantage stratégique car la tendance dans l’industrie éolienne est de produire des pales de plus en plus longues.

Quand nous avons pris la décision de construire cette unité, c’était dans l’optique de pouvoir répondre à la demande actuelle,tout en tenant compte de l’évolution du secteur pour les 20 prochaines années, et ce sans avoir à apporter de modifications majeures aux lignes de production“. Autant de spécificités qui font de l’usine SGRE de Tanger un pôle d’excellence..

PH : DR






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