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Le maire de Tétouan interpellé par le ministre de l’Intérieur

Le maire de Tétouan interpellé par le ministre de l’Intérieur

Le 16-10-2017 à 11:37:31

Le ministère de l'Intérieur a émis une note au conseil de la ville de Tétouan réclamant des réponses sur des irrégularités administratives. Le conseil présidé par le PJD doit rendre des réponses dans un délai de dix jours.

Le conseil de la ville de Tétouan présidé par le PJDiste Mohamed Idoamar a reçu lundi 9 octobre une note directive de la part de l'Inspection générale du ministère de l'Intérieur.

Dans cette note, le département de Laftit s'interroge sur des irrégularités administratives dans la gestion de la mairie par Idoamar réclamant des éclaircissements dans un délai de dix jours.

L'envoi de cette note ministérielle survient suite à une inspection centrale du ministère qui a duré dix jours à Tétouan. Les inspecteurs d'Abdelouafi Laftit s'étaient entretenus avec les fonctionnaires, cadres et conseillers de la mairie, ils ont également examiné certains dossiers et rapports du conseil de la ville.

Le rapport de l'inspection de l'Intérieur comporterait des "conclusions dangereuses" à cause de fautes graves qui pourraient pousser le ministère de l'Intérieur à prendre des mesures importantes à l'encontre des gestionnaires responsables des irrégularités.

Le Wali de la région Tanger Tétouan Al Hoceima aurait également communiqué ses remarques sur la gestion de la ville de Tétouan.

Pour rappel, l’élection de Mohamed Idaamar ne fait pas l'unanimité des militants locaux du PJD à Tétouan. Lors des élections communales de 2015, Lamine Boukhobza, co-fondateur du parti et de sa matrice idéologique, le Mouvement de l'Unicité et de la Réforme, s'était fortement opposé à l’élection d'Idoamar soutenu par Abdelilah Benkirane. Boukhobza qualifiait le maire actuel de Tétouan de "corrompu" usant de "fond douteux" dans sa compagne électorale". Une sortie qui lui a valu l'exclusion du parti de la Lampe.

Idoamar a été par ailleurs déchu par la Cour constitutionnelle de son siège parlementaire remporté en 2016 avant qu'il ne le reprenne durant les élections partielles de septembre 2017. Idoamar avait utilisé les moyens de la commune lors de sa campagne pour les législatives. L'homme derrière le recours devant la Cour constitutionnelle n'était autre que Lamine Boukhobza, qui s'était présenté le 7 octobre dans une liste indépendante..

PH : DR






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