Généralisation de la retraite minimum à 1000 DH : Amendis-Tanger fait l’exception négative

La nouvelle décision du  gouvernement El Othmani de fixer la pension minimale de retraite  à 1000 DH pour l’ensemble des retraités marocains concernés a été aussitôt  mise en application à travers tout le royaume sauf chez la société délégataire de la distribution d’eau et de l’électricité , et de la gestion de l’assainissement liquide à Tanger,  Amendis, filiale de Véolia.
En effet, encore une fois, les responsables d’Amendis-Tanger, contrairement à ceux de Tétouan, font fi d’un décret gouvernemental et imposent leur propre loi aux 35 retraités de cette société qui se voient arbitrairement lésés dans leurs droits légitimes.
Pire, Amendis-Tanger  tente d’imposer à ses retraités un protocole d’accord stipulant des clauses allant à l’encontre de leurs droits.
Mais, le plus aberrant, c’est le comportement passif du maire de la ville, Mohamed Bachir Abdellaoui qui assiste à ces violations en spectateur désintéressé, alors qu’en sa qualité de président du comité de suivi d’Amendis, il devrait  s’imposer pour faire appliquer une décision émanant d’un gouvernement pourtant conduit par son propre parti de la justice et du développement (PJD).
Voilà donc une nouvelle et  flagrante  irrégularité à mettre sur le compte du maire Abdellaoui et de la société Amendis dont il n’arrive bizarrement pas à maîtriser les rênes, montrant ainsi, chaque fois, ses limites dans la gestion des affaires publiques, au grand dam des citoyens qui ont voté pour lui et pour son parti.
A rappeler que la bataille des retraités avec Amendis remonte déjà  à novembre 2017, lorsque,  lorsque dans une lettre adressée à la direction générale des Régies et des Services concédés (DCR) rattachée au ministère de l’Intérieur à Rabat, ces retraités exprimaient leur inquiétude face aux démarches entreprises par la direction de leur société, visant à les exclure de la liste du personnel à transférer au Régime collectif d’allocation des retraites (RCAR).
La société Amendis avait en effet, entamé des démarches auprès de banques locales, pour l’acquisition d’un emprunt de 650.000.000
Le projet de ce contrat, élaboré par la société Amendis avec l’aide de l’Autorité de tutelle, visait à hypothéquer le compte retraite, à partir duquel est payé l’ensemble des pensions de 824 familles actuellement, pour le mettre au service de l’emprunteur, en vue de lui permettre d’y puiser les échéances relatives à cet emprunt.
Ce qui revient à dire qu’en cas de difficulté de prendre toutes les dispositions légales pour arriver à ses fins « art 2.2…..l’intégralité des sommes à rembourser et à payer au(x) prêteur(s) au titre de l’Emprunt devait être prélevée sur le compte retraite…. ».

Abdelhak  BAKHAT

À propos admin1

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Spéculation urbanistique : Un espace vert converti en zone d’habitation

« Notre but ultime est d’adapter un Code de l’urbanisme se fixant comme objectifs de ...

Al Irfane : Découverte d’un cadavre en décomposition

Dans l’après-midi de jeudi, la police judiciaire alertée par les habitants d’un immeuble de la ...

Trafic de drogue : Saisies-records de 568000 comprimés d’ecstasy à Tanger Med et 49000 à Nador

Samedi 1er juin courant, les services sécuritaires au port Tanger Med ont procédé à la ...

Aller à la barre d’outils