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| Soirée religieuse: Le comportement du jeûneur pendant le Ramadan |
Dans le cadre de ses activités ramadaniennes, le Rotary club Tanger Doyen a organisé, mardi 11 Ramadan courant (31 juillet 2012), sa deuxième soirée religieuse de ce mois sacré, autour d’un Ftour –débat organisé au foyer de Dar Al Hana pour personnes à besoins spécifiques.
Ont pris part à cette rencontre organisée par le président du club, le Pr Adil Hafidi Alaoui, les membres de son club et ceux des deux clubs rotariens Tanger Avenir et Rotarct Doyen ainsi que plusieurs invités de marque.
La soirée était animée par le conférencier d’origine jordanienne, le Dr Atif Choukri Abou Awad, enseignant universitaire à la retraite, qui est intervenu sur le thème du : «Comportement du jeûneur pendant le Ramadan».
La soirée était animée par le conférencier d’origine jordanienne, le Dr Atif Choukri Abou Awad, enseignant universitaire à la retraite, qui est intervenu sur le thème du : «Comportement du jeûneur pendant le Ramadan».
En guise d’entrée en matière, le conférencier a fait la relation entre le comportement de l’Homme, d’une manière générale, et les facultés du cerveau humain divisé, explique-t-il, en deux parties.
La première appelée « Horizontale », explique le Dr Abou Awad, possède un pouvoir illimité permettant à l’homme d’évoluer sans cesse dans le temps en effectuant des recherches et des découvertes dans tous les domaines, de créer et de parfaire sa création, évoluant, par exemple, de l’automobile à l’avion; de la radio à la télévision, ensuite à l’ordinateur et ainsi de suite, faisant sans cesse et continuellement des prédictions suivies de nouvelles expériences et réalisations. On relève ce genre d’évolution ininterrompue, non seulement dans le secteur de la technologie, mais aussi dans d’autres domaines scientifiques comme les recherches médicales, et autres découvertes dans l’intérêt de l’humanité et de l’environnement.
« C’est ce système de mémoire-prédiction qui constituerait l’essentiel de l’intelligence humaine », indique le Dr Atif Choukri Abou Awad.
La seconde partie du cerveau qualifiée par le conférencier de « Verticale » se limiterait, selon lui, au contrôle d’un certain nombre de cellules du corps humain dont les cinq sens : la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût , mais qui peut recevoir d’autres informations sensorielles comme la température, l’équilibre ou les mouvements des membres, par exemple. Toutes ces variables sont détectées par des récepteurs spécialisés qui transmettent les signaux vers le cerveau.
Bref, dira-t-il, c’est à partir du cerveau que le comportement d’une personne est dicté, et c’est cela qui explique la différence d’attitude entre individus, non seulement pendant le Ramadan, mais tout au long de la vie courante.
Le Dr Atif Choukri Abou Awad qui a souligné que Dieu a prescrit le jeûne sous différentes formes aux communautés musulmane, chrétienne des judaïque, s’est ensuite attaché à définir le sens du mot « Ramadan », expliquant que, si l’on considère la racine de ce terme qui est «ramad» (cendres), on en conclue que le mois sacré brûle les pêchés les réduisant en cendres, à condition que le jeûneur respecte les règles constantes de ce mois de jeûne qui a beaucoup de bienfaits et un impact considérable sur la purification de l’âme et l’affinement des mœurs
«Malheureusement que de jeûneurs n’auront de leur jeûne que la faim et la soif parce que leur pratique du jeûne ne touche pas tous leurs organes devant s’abstenir de tout ce qui entache le jeûne », estime le conférencier, considérant que le jeûneur doit ignorer tout ce qui est prohibé, ne pas s’orienter dans sa direction, ne pas écouter ce qu’on en dit et ne pas en parler lui-même. De même, le jeûneur doit s’abstenir de toute mauvaise pensée et préserver sa langue du verbiage futile. Il ne doit pas mentir, ni agir avec tromperie, ni calomnier les gens, ni chercher à causer du tort à son prochain, ni réaliser de actions illicites, dira-t-il, ajoutant que lorsque nous nous référons aux Parole d’Allah: «Ô vous les croyants ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, pour que vous atteigniez la piété» (Al-Baqarah : 123), nous constatons que la sagesse dans l’obligation du jeûne, conduit à la piété (taqwâ) qui consiste à accomplir ce qui est ordonné par Dieu et à délaisser ce qui est interdit, dira le Dr Abou Awad, affirmant que le Prophète Sidna Mohamed (psl) a dit : « Celui qui ne s’abstient pas des propos mensongers, ni d’agir avec tromperie, Allah n’a nul besoin qu’il se prive de nourriture et de boisson». (Rapporté par al Bokhari). Cela confirme l’ordre pour le jeûneur d’accomplir les obligations, de s’éloigner des choses interdites, paroles et actes, et d’éviter ainsi l’égarement en veillant à demeurer dans le droit chemin.
Il s’agit donc pour le jeûneur d’observer les recommandations de Dieu le Miséricordieux et de son Prophète (psl), en adoptant des attitudes de spiritualité, d’honnêteté, d’intégrité, de générosité, de sobriété, de modération de pardon. Il doit recourir abondamment à l’invocation d’Allah, à la lecture du Coran, à l’assiduité au culte et à la charité.
Le conférencier déplore aussi le fait que de nombreuses personnes restent sur leurs habitudes de délaissement des obligations et d’accomplissement des interdits durant toute l’année, et ne se souviennent des règles et des pratiques religieuses qu’à l’occasion de cérémonies offrant l’opportunité de festoyer comme celle, par exemple, de l’Aïd Al Adha et son «méchoui».
A ce propos, le Dr Abou Awad souligne l’une des vertus de l’Islam, qui associe pour le musulman les spiritualités et les matérialités, dans le dessein d’unir la pratique religieuse avec le bonheur de la vie mondaine (Dinoun wa dounia).
Il ne s’agirait donc pas de se livrer uniquement aux plaisirs matériels de la vie qui peuvent divertir et détourner de la vie de l’au delà, ni se livrer aux spiritualités exclusivement au point d’affaiblir chez le musulman la faculté au travail pour la structure de l’univers dont Allah a voulu la réalisation.
Il s’agirait plutôt de s’efforcer de travailler pour la vie de l’au-delà, mais sans perdre une part dans la structure de la vie mondaine; suivant la parole d’Allah : «Mais recherche, avec ce qu’Allah t’a donné, la demeure future, et n’oublie pas ta quote-part en ce monde» ou encore: «Il en est quelques uns d’entre eux qui disent: Notre Seigneur! donne-nous des biens ici-bas et des biens dans l’au-delà et préserve-nous du tourment du feu».
Le Ramadan fait donc la part des choses puisque le jeûne est un apprentissage aux spiritualités et la passion des idéaux , un obstacle dressé contre l’égoïsme de l’âme à l’égard des plaisirs et des désirs licites. Pendant le mois sacré, le musulman apprend des leçons pratiques dans le traitement des spiritualités, pour que la matière ne le domine pas entièrement.
L’une des autres sacralités du mois de Ramadan, rappelle le conférencier, se traduit par le verset suivant du saint Coran,: «C’est dans le mois de Ramadan qu’on a fait descendre le Coran, comme guide pour les gens, et en preuve de guide, et de discernement» (sourate al Baqarah v.185)
Il ne fait aucun doute, que parmi les plus éminentes faveurs d’Allah, les plus nobles et les plus grandioses, celle de la révélation du sublime livre à Son Serviteur et Messager, notre Prophète Sidna Mohamed (psl), commente l’éminent conférencier, concluant que le strict respect des règles religieuses pendant le Ramadan et dans la vie courante, conduit à différents niveaux du Paradis, avec la bénédiction d’Allah.
M. ABOUABDILLAH
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