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| Vibrant hommage rendu au bâtonnier Me MOHAMED MOSTAFA RAÏSSOUNI |
A l’initiative de l’Association «Tourate pour la sauvegarde du patrimoine marocain et islamique», en partenariat avec la Fondation Abdellah Guennoun pour la Culture et la Recherche Scientifique, une vibrante cérémonie a été organisée vendredi 1eroctobre courant au siège de la Commune urbaine de Tanger, en hommage au bâtonnier Mohamed Mostafa Raissouni, au cours de laquelle plusieurs personnalités ont retracé le riche parcours de ce grand homme qui laisse une empreinte indélébile dans les domaines du droit, de la culture et sur la scène associative.
Né en 1939 à Tétouan, Me Mohamed Mostafa Raissouni part tout jeune à Tanger pour vivre chez son oncle le grand érudit Abdellah Guennoun, ancien président de la Rabita des Oulémas du Maroc. Après des études primaires et secondaires à Tanger et à Tétouan, il part étudier les sciences juridiques à l’université de Rabat, avant d’entamer sa carrière d’avocat au barreau de Tanger en 1961 dont il sera le Bâtonnier de 1977 à 1980, puis secrétaire général et ensuite président de l’Association des Barreaux du Maroc de 1985 à 2000.
Me Mohamed Mostafa Raissoni qui préside la Fondation Abdellah Guennoun à Tanger et plusieurs associations caritatives, a fait partie du groupe d’experts de l’Instance Equité et Réconciliation (IER).
Dans sa jeunesse, il a côtoyé de grands noms du mouvement national, tels que feus Abdellah Guennoun, Abdelkhalek Torres, Allal El Fassi et Mohamed Ben Hassan El Ouazzani.
Pour le secrétaire général du gouvernement, M. Drissi Dahak, qui a pris part à la cérémonie de Tanger, Me Raissouni est «une étoile brillant dans le ciel de loi au Maroc» qui s’est toujours distinguée par la clarté et l’objectivité de ses idées, cherchant les solutions les plus pratiques aux problèmes posés à travers une vision avant-gardiste ouverte sur l’avenir. Il est resté un citoyen attaché à son Roi, à son pays et à son identité, tout en étant animé par un sens élevé de la responsabilité envers son pays.
Dans un message lu en son nom, le ministre de la Justice, M. Mohamed Naciri, affirme que Me Mohamed Mostafa Raissouni est un homme de conviction qui croit fortement en la mission de l’avocat, de même qu’il a toujours entretenu des rapports empreints de respect avec la justice et ses hommes.
Pour sa part, le secrétaire général du ministère de la Justice, M. Mohamed Lididi, a rappelé que Me Raisouni a été l’un des artisans de la convention de coopération entre l’association des Barreaux du Maroc et le ministère de la Justice, ainsi que du cadre général de coopération entre les deux parties. Un effort qui sera couronné par l’adoption de la loi sur l’organisation du métier d’avocat, à l’initiative de l’association et avec l’appui du ministère de tutelle. L’intéressé a su gagner la confiance et l’estime de toutes les parties, et à se forger une réputation d’homme de missions difficiles, dira M. Lididi, ajoutant qu’en donnant le meilleur de lui-même en toute abnégation, Me Raissouni, faisant preuve d’une humilité digne des grands, s’est toujours contenté d’espérer «être à la hauteur de son devoir envers la patrie».
De son côté, le secrétaire général du Conseil consultatif des droits de l’Homme (CCDH), M. Mahjoub El Haiba, a mis en exergue le rôle de Me Raissouni en tant que militant des droits de l’Homme et membre fondateur de l’Organisation marocaine des droits humains (OMDH), représentant «l’image même du militant moderniste, pluri-référentiel et ouvert à tous les courants de la pensée mondiale», qui a toujours défendu un discours «de dialogue, de tolérance et d’égalité»
Il a, ainsi, participé activement à l’action des différentes commissions et instances chargées du règlement des dossiers des graves violations passées des droits de l’Homme.
Les organisateurs de cet événement déplorent le fait que le wali de la région Tanger-Tétouan, M. Mohamed Hassad, n’ait pas répondu à l’invitation qui lui a été adressée au même titre que les ministres et autres hautes personnalités qui se sont associés à la cérémonie .
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