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| Rencontre a Tanger autour de la
Psychopathologie de la scolarité au Maroc
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Sous la présidence effective de Lalla Cherifa Oum Keltoum, la section locale de l’Union nationale des femmes marocaines (UNFM), en collaboration avec l’Institut Psychopédagogique Sattar et l’Amicale des Psychiatres du Nord, a organisé dans la soirée de jeudi, un dîner débat autour de la «Psychopathologie de la Scolarité au Maroc».
Selon les organisateurs, le choix de ce thème a été dicté par le taux important de redoublement dépassant 16% aussi bien au niveau du primaire, qu’à ceux du collège que du secondaire, ainsi que par le chiffre de 250 000 enfants déscolarisés chaque année, avant même d’atteindre la deuxième année du cours moyen (CM2).
Ces enfants viennent, le plus souvent, gonfler le nombre déjà inquiétant des « enfants de la rue ».
Il est courant d’expliquer le phénomène d’abandon scolaire par le niveau social et économique de la famille, les classes surchargées, l’état des lieux, les programmes scolaires. On estime que, même si ces facteurs ne sont pas négligeables, ils ne constituent, néanmoins, que la partie visible de l’iceberg.
L’objectif de la rencontre de jeudi était donc de proposer une approche plus spécifique des difficultés d’apprentissage et de s’attacher de définir les moyens de les repérer très tôt, aborder leurs causes (affectives, neurologiques et cognitives) et proposer un programme d’intervention.
Ainsi, d’éminents experts se sont attachés à déterminer les mesures nécessaires à prendre avant la conception d’un enfant, durant la période de grossesse et pendant l’accouchement ; à définir les différentes étapes du développement de l’enfant depuis sa naissance jusqu’à l’âge de 6 ans, incluant l’examen médical du nourrisson, son développement psychomoteur, etc, en insistant particulièrement sur l’importance du carnet de santé jusque là, négligé par bon nombre de parents.
Au niveau scolaire, les animateurs de ce séminaire ont abordé le volet de la psychologie infantile, considérant le bilan psychologique comme un cliché reflétant, à un moment donné, les capacités cognitives et le fonctionnement psychique du sujet, mettant ainsi l’enfant et sa souffrance au centre de l’intérêt, et non pas la nécessité d’émettre un jugement à son propos. Une manière pour l’enseignant de faire preuve de son savoir faire pédagogique et de démontrer ses capacités face à la problématique d’un enfant qui ne parvient pas à suivre le rythme de la classe.
La rencontre de jeudi a été mise à profit pour la signature d’une convention de coopération entre la section locale de l’UNFM et l’Institut Psychopédagogique Sattar de Tanger.
M. ABOUABDILLAH
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