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| FOOTBALL - GNF 2 : |
Quelle nouvelle stratégie sera employée par l’IRT en cette phase «Retour» ?
L’on ne cessera jamais de le répéter, autant que cela demeure nécessaire: l’IRT devrait faire appel dans chaque épreuve au respect du jeu et de ses valeurs. Si on tient vraiment qu’elle se mette en marche et qu’elle se donne le droit de défier des adversaires qui ont pris une plus grande dimension, on doit penser à un projet qui ne soit pas le plagiat d’autres modèles. Quelque part, l’équipe aurait besoin de la notion de l’exception. Elle ne peut pas, elle ne doit pas être une équipe ordinaire, statique, mais plutôt celle qui évolue sans cesse tout en donnant à tous ses joueurs l’opportunité d’apprendre et de prendre la bonne direction, surtout lorsqu’elle se trouve dans l’obligation d’agir sur le cours des événements.
Cela n’a pas été le cas lors de la phase aller, et pourtant elle avait vraiment de bonnes raisons pour le faire si elle avait réellement pensé à fonder le jeu sur les prédispositions naturelles de ses joueurs, à développer jusqu’au bout l’idée du rendement collectif et des convictions partagées.
La culture de la compétition se travaille certes dans la durée, mais aussi dans l’implication, les initiatives et les prises de risque. On ne peut pas réaliser de bonnes performances et être compétitifs au haut niveau si on ne se donne pas à fond, sans peur et sans complexes ! Dans certaines compétitions, plus on est dedans et plus on y trouve de véritables motifs d’épanouissement, une raison d’être. Avec de pareilles alternatives, l’équipe ne peut s’intéresser que très peu aux individualités, surtout lorsqu’elle s’engage à fond pour l’idée d’un groupe solidaire et uni. C’est en quelque sorte une façon bien particulière de s’imposer. Le parcours de la première équipe tangéroise était loin de tout cela. Le nouveau staff technique était pourtant bien parti pour remettre les pendules à l’heure de la vérité. Apparemment, ça n’a pas été aussi évident.
Les nouvelles exigences de l’équipe de l’IRT, telles qu’elles s’imposent de plus en plus, ne sont pas difficiles à deviner. La valeur de l’effectif dont dispose Fakhreddine impose des considérations de jeu mieux adaptées, en tous les cas beaucoup plus assumées que ce que l’on a pris à constater en quelques matches. De par ses aptitudes, l’équipe reste capable de mieux et de plus. Les dispositions et les qualités d’un bon nombre de joueurs devraient inciter l’entraineur à prendre plus d’initiatives dans le jeu et d’opter pour des considérations qui répondent aux besoins de l’équipe.
Incontestablement, l’Ittihad Riadi de Tanger d’aujourd’hui aurait tout particulièrement intérêt à échapper au cumul d’insuffisances et de défaillances qui l’avaient empêchée pendant une longue période d’accéder à un palier supérieur. La question qui ne cesse de revenir concerne justement les aptitudes de l’équipe. Que lui manque-t-elle justement pour que son parcours, dans ses différentes étapes, soit à la hauteur de ses aspirations? De quoi aurait-elle besoin dans un environnement footballistique en grande mutation?
Nous pensons que l’équipe locale est appelée aujourd’hui et plus que jamais à puiser au fond de ses ressources afin de s’adapter au modèle incontournable qu’elle aimerait bien reproduire. Rarement placée, rarement élue, elle devrait savoir, sans doute mieux que toute autre équipe, que les résultats qu’elle serait tenue de réaliser ne se revendiquent pas, ils se méritent. Dans cette perspective, elle devrait se construire aujourd’hui un nouveau parcours, un nouveau destin, avant qu’il ne soit trop tard.
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