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| GUIDES DE TOURISME |
Formation obligatoire de deux ans L’Institut supérieur international de Tourisme de Tanger (ISITT) chargé de lancer le projet
La profession de guide constitue un frein à l’essor du secteur touristique. Sur le terrain, on trouve certes de bons professionnels biens formés, mais aussi toute une catégorie d’agents, et ils sont nombreux, qui ne jurent que par la commission dans les bazars. En clair, ils font très mal leur travail et ternissent la réputation du pays.
Désormais, l’accès au métier de guide ne sera plus conditionné seulement par le niveau d’études et la réussite au concours organisé par le ministère, mais plutôt par une formation de deux ans et la réussite à un examen final.
Ainsi, au moment où le Maroc a érigé le tourisme en priorité nationale, le département de tutelle a lancé dernièrement un appel d’offres pour sélectionner un prestataire devant l’assister à la mise en place d’un dispositif de formation initiale des guides. L’ouverture des plis devait se faire le 9 décembre courant.
En plus des nouvelles conditions d’accès à la profession, l’objectif du ministère de tutelle est aussi de réduire les catégories de guides.
En effet, il existe actuellement trois catégories de guides, en l’occurrence l’accompagnateur qui exerce son activité sur l’ensemble du territoire national, le guide de montagne qui exerce au niveau d’une région montagneuse où il est généralement résident, et le guide de tourisme qui travaille aussi dans la région où il réside.
Le programme vise à dépasser cette catégorisation partielle et à aller vers une spécialisation basée sur des critères de compétence.
Il n’y aura donc plus que deux catégories. La première comprend les guides des villes et des circuits touristiques qui exercent leur activité sur tout le territoire, en milieu urbain et dans les sites d’attractivité et d’intérêt touristiques. Les accompagnateurs de tourisme actuellement en exercice seront assimilés à cette catégorie, moyennant un complément de formation.
L’autre catégorie est constituée de guides des espaces naturels, mais qui exerceront aussi leur activité au niveau national et non régional. C’est là une manière de valoriser ces profils qui devront assimiler tous les produits existants en dehors de l’espace urbain, c’est-à-dire la montagne, le désert et autres circuits ruraux.
Ces nouvelles mesures visent donc une professionnalisation du métier de guide en lui dispensant une formation de standard international. Ce qui suppose l’élaboration de programme, la sélection des établissements qui pourraient être conventionnés par le ministère du tourisme, suivant des critères et un cahier des charges, ainsi que les modalités de sélection et de suivi.
Le rôle du bureau d’études consistera aussi à accompagner l’école pilote déjà identifiée, en l’occurrence l’Institut supérieur international de tourisme de Tanger (ISITT) qui va se charger du lancement de cette formation selon les premiers modules de formation qui devrait démarrer à la rentrée 2010-2011.
Source : LA VIE ECO
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