Accueil    A propos du Journal    Plan du site  
  Vendredi 24 mai 2013 Abonnement Tarifs publicitaires Emploi Liens Utiles MétéoContact  
 A la Une
 Actualités
 Le monde et la ville
 Social
 Exposition
 Spécial
 La vie associative
 Tourisme
 Santé
 Activités Royales
 Sport
 Reportage
 Entretien
 Analyse
 Art & Culture
 Economie
 Environnement
 International
 Votre courier


CLOTURE, CE SOIR, de la 10ème édition du Festival national du Film
C’est ce soir à 19 heures que le large public qui a suivi les différentes séquences du Festival national du film (FNF), a rendez-vous avec la cérémonie de clôture de cette 10ème édition organisée par le Centre cinématographique marocain (CMM), en collaboration avec les Chambres professionnelles du cinéma. Cette manifestation sera précédée d’une dernière conférence de presse à 10h30 et de la remise des prix de la presse et de la critique, à 16 heures. Le palmarès de cet événement sera publié dans notre prochaine édition.


A noter que, quoique que la clôture du FNF soit programmée pour aujourd’hui, les cinéphiles auront encore rendez-vous, demain dimanche, avec trois longs-métrages hors compétition qui seront projetés à la cinémathèque de Tanger : «Le grand voyage» de Ismaïl Farroukhi (16 h) ; «A Casablanca, les anges ne volent pas» de Mohamed Asli (18 h) et «Marock» de Leila Marrakchi (22 h). Les cinéphiles se souviendront, sans doute, de la polémique soulevée par ce dernier film qui avait été à l’origine d’un bras de fer entre le directeur général du CMM, M. Noureddine Saïl, et le réalisateur Mohamed Asli, lors de la cérémonie de clôture de la 8ème édition du FNF organisée à Tanger en 2006.
Pour revenir à l’édition de cette année, rappelons que le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, M. Khalid Naciri et la ministre de la Culture, MmeTouria Jabrane, en avaient présidé la cérémonie d’ouverture, samedi dernier, aux côtés du wali de la région Tanger-Tétouan, M. Mohamed Hassad ; du gouverneur de la province de Fahs Anjra, M. Mohamed Arif, et du directeur général du CMM, M. Noureddine Saïl.
Ont pris part à cette nouvelle fête tangéroise du 7ème art qui avait pour cadre, comme d’habitude, le cinéma Roxy, l’une des très rares salles qui restent encore fonctionnelles à Tanger, des élus locaux ; une pléiade de cinéastes dont des producteurs, réalisateurs, scénaristes, comédiens et techniciens, outre un grand public de cinéphiles, d’intellectuels et de représentants de la société civile.
Pour le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, ce nouveau rendez-vous du cinéma à Tanger constitue un moment fort dans le processus artistique marocain, notamment qu’il coïncide avec le cinquantième anniversaire du cinéma marocain.
«C’est aussi une occasion d’évaluer le chemin parcouru et de constater ce que le pays a accumulé en matière cinématographique dont la dimension se mesure, non seulement par les beaux paysages dont regorge notre pays qui servent de décor naturel pour les productions internationales, mais aussi par les grandes œuvres réalisées par les grands noms du cinéma marocain», dira M. Khalid Naciri ajoutant que le Maroc n’est plus ce pays dont la terre et les spécifités se contentent d’accueillir des tournages de films étrangers. Il produit lui-même ses films.
Le ministre Naciri est repris, à ce propos, par le critique égyptien Samir Farid, président du jury des long-métrages de la 10ème édition du FNF qui estime que le cinéma marocain produit durant ces dernières années a été possible grâce, bien évidemment, à l’argent de l’aide, aux réalisateurs, à la volonté, mais aussi à la présence d’un facteur déterminant qu’est la liberté.
Le directeur général du CMM s’est félicité, quant à lui, de l’ambitieux projet marocain visant la création ou la réhabilitation de quelque 200 grands écrans d’ici 2012.
«Avec la production de quinze films par an et ses 90 écrans, le Maroc compte parmi les trois pays africains qui s’imposent dans le cinéma, à savoir l’Egypte avec ses 35 films par an et 250 écrans et l’Afrique du Sud avec ses 15 films par an et 350 écrans », dira M. Noureddine Saïl qui a évoqué, ensuite, l’heureuse coïncidence du FNF de Tanger avec le cinquantenaire du cinéma marocain dont il a fait remonter l’origine à l’année 1958, une date symbolique pour certains critiques qui situent à quelques années plus tard la naissance réelle du 7ème art au Maroc.
Cette heureuse coïncidence était d’ailleurs matérialisée par la projection à l’ouverture du festival par le premier long métrage en compétition «Le fils maudit», écrit, produit et réalisé en 1958 par Mohamed Ousfour, décédé en 2005 à Casablanca.
« Cet homme autodidacte fut le premier à oser entamer une expression cinématographique marocaine ; en partant de rien et avec un esprit artisanal décidé, il a eu la volonté de confectionner des films naïfs et presque puérils. Mais des films ! », dira M. Noureddine Saïl, rendant ainsi hommage à ce grand pionnier du cinéma marocain.
«Le fils maudit», est un film en noir et blanc de 50mm, qui narre l’histoire d’un fils qui vole son père et tombe dans la débauche et le crime, pour enfin se faire capturer, être jugé et finir par être condamné à la peine de mort.
La séance d’ouverture était également l’occasion pour présenter au public les deux jurys chargés de départager les 14 longs-métrages et 14 courts-métrages. Le premier, présidé par le critique égyptien Samir Farid, est composé de la productrice italienne, Mme Rosana Seregni, du délégué général du Festival Panafricain de Ouagadougou (Burkina Faso), M. Michel Ouedraogo et du directeur au ministère sénégalais de la culture, M. Amadou Tidiane Niagane. Le deuxième jury de la catégorie courts métrages, présidé par l’écrivain marocaine Rajae Benchemsi, est composé de l’écrivain et productrice marocaine Noufissa Sbaï, la réalisatrice allemande Brigitta Kuster, le journaliste Najib Tadili (Maroc) et le directeur de production Driss Laraki (Maroc).
Outre les 28 films en compétition, le programme de la 10ème édition du FNF prévoit une rétrospective d’une quinzaine de films marocains et un cinéma itinéraire dont la projection a lieu à la cinémathèque de Tanger , la prison civile, à la Bibliothèque Béni Makada et au siège d’associations.
D’autres activités ont également eu lieu autour des films, dont des conférences de presse, une table ronde sur «Le cinéma marocain» ainsi que la présentation et la signature de plusieurs ouvrages sur le cinéma marocain enrichissant ainsi la bibliothèque et la recherche portée sur le 7ème art au Maroc.
Ces livres examinent, entre autres, la question esthétique et spirituelle ou encore les différentes expériences cinématographiques.
Nous citerons notamment «La structure du langage cinématographique «de Azzeddine El Ouafi, «Thèses et expériences sur le cinéma marocain» de Mohamed Chouika, «L’adaptation du récit romanesque à la narration filmique», de Lahmadi Guiroum, «Les catalogues cinématographiques entre les exigences artistiques et les critères juridiques», de Lahcen Ouryaghli, «Kharboucha : la femme, El Aita» de Khalid Khadri, et «Critique au pluriel» de Mohamed Kahlaoui.

************************************************

Ils ont dit :

KHALID NACIRI,
ministre de la Communication
et porte-parole du gouvernement :
«Le festival national du film est une occasion d’évaluer le chemin parcouru et de constater ce que le pays a accumulé en matière cinématographique dont la dimension se mesure, non seulement par les beaux paysages dont regorge notre pays qui servent de décor naturel pour les productions internationales, mais aussi par les grandes œuvres réalisées par les grands noms du cinéma marocain. Le Maroc n’est plus ce pays dont la terre et les spécifités se contentent d’accueillir des tournages de films étrangers. Il produit lui-même ses films ».


TOURIA JEBRANE,
ministre de la Culture :
« Le long-métrage marocain est puissant et il est en mesure de concurrencer les longs métrages arabes et européens ».


NOUREDDINE SAÏL,
directeur général du Centre
cinématographique marocain (CMM) :
« Cette 10ème édition du Festival national du film coïncide avec le cinquantième anniversaire du cinéma marocain dont les origines remontent à 1958 avec le film «Le fils maudit», écrit, produit et réalisé par Mohamed Ousfour, un homme autodidacte qui fut le premier à oser entamer une expression cinématographique marocaine ; en partant de rien et avec un esprit artisanal décidé, il a eu la volonté de confectionner des films naïfs et presque puérils. Mais des films ! Aujourd’hui, cinquante ans plus tard, avec une production de quinze films par an et ses 90 écrans, le Maroc compte parmi les trois pays africains qui s’imposent dans le cinéma, à savoir l’Egypte avec ses 35 films par an et 250 écrans et l’Afrique du Sud avec ses 15 films par an et 350 écrans ».


SAMIR FARID, critique égyptien
et président du jury des long-métrages
de la 10ème édition du FNF :
«Le cinéma marocain produit durant ces dernières années a été possible grâce, bien évidemment, à l’argent de l’aide, aux réalisateurs, à la volonté, mais aussi à la présence d’un facteur déterminant qu’est la liberté ».
« Il n’existe pas, pour le moment, d’école de cinéma marocaine mais plutôt un ensemble d’expériences et de réalisateurs qui représentent un monde et une vision qui leur sont propres».
« La crise que traverse le cinéma égyptien depuis de longues années ne concerne pas l’industrie cinématographique : «il y a dix ans, la réalisation d’un film égyptien coûtait un million de livres égyptiennes et un film réussi récolte un bénéfice de 5 millions de livres, alors qu’aujourd’hui la moyenne pour la réalisation d’un film requiert environ 7 millions de livres et un film excellent réalise un bénéfice de 30 millions de livres ».
«La création de nouvelles chaînes a permis certes une évolution sans précédent du marché, mais la pauvreté sur les plans intellectuels et esthétiques reste de mise, puisque seulement deux à trois films peuvent prétendre à une qualité artistique sur l’ensemble des réalisations ».


BEN DIOGAYE BEYE,
cinéaste sénégalais :
« Les autorités sénégalaises devraient s’inspirer de l’exemple du Maroc pour arriver à faire redémarrer la production cinématographique et créer les infrastructures adéquates. Le Maroc est, en effet, un très grand exemple : au-delà des infrastructures, ce pays applique les textes dont il s’est doté et qui font qu’aujourd’hui on assiste à un dynamisme remarquable ; en outre, les cinéastes marocains disposent d’un fonds de soutien à la production».



M. ABOUABDILLAH



Envoyer Imprimer
Actualités
 De tout et de partout...
 Opérations de circoncision au profit d’enfants nécessiteux...
 Arts et culture: said ouarzaz expose à la galerie delacroix du 8 mai au 8 juin 2013...
 Nord du maroc terrorisme: des réseaux voulaient mener des attaques dans le royaume...
 TÉtouan: marcel khalifa au festival du luth...
 Le président obama invite sa majesté le roi ...
 L’association al boughaz et l’omau ont organisé à tanger les ivèmes journées transfrontalières d’exp...
 Vers une crise gouvernementale? chabat et benkirane: les deux frères-ennemis ...
 Contrat-programme pour le développement du tourisme dans la région tanger-tétouan: 127 projets pour ...

A la Une - Actualités - Le monde et la ville - Social - Exposition - Spécial - La vie associative - Courier des lecteurs - Tourisme
Santé
- Activités Royales - Sport - Reportage - Entretien - Analyse - Art & Culture - Economie - Environnement - International
Abonnement - Tarifs publicitaires - Emploi - Liens Utiles - Météo - Contact - A propos du Journal - Site Map
© 2005 Le journal de Tanger - Réalisation : PRO CONCEPT MULTIMEDIA

Nombre des visiteurs : Website counter