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CLOTURE, AUJOURD’HUI, de la sixième édition du FESTIVAL DU COURT METRAGE MEDITERRANEEN DE TANGER
Le Centre cinématographique marocain (CCM) organise, depuis lundi 23 juin 2008, la sixième édition du Festival du court métrage méditerranéen de Tanger dont la cérémonie de remise des prix et de clôture aura lieu ce soir, en présence d’une forte délégation officielle.
Cette manifestation ouverte aux courts métrages de fiction, des pays de la Méditerranée, produits en 2007 et 2008, a mis en compétition officielle 48 films représentant 18 pays dont l’Espagne, la France, la Grèce, l’Italie, le Liban et l’Algérie. Le Maroc est représenté par quatre courts métrages : « Chant funèbre » de Mohamed Mouftakir ; « Izorane » de Alaoui Lamharzi Az Alarabe ; « rêve-Eveil » de Ali Tahiri et « Départ » de Naoufal Berraoui.
Le programme prévoyait également un panorama du court métrage marocain, comptant une cinquantaine de films qui présentent une rétrospective de la production cinématographique nationale durant l’exercice 2007-2008, ainsi que des activités parallèles, notamment des colloques et des tables rondes.
Le jury présidé par le cinéaste marocain Nabil Ayouch, se compose de Mesdames Maria Pilar Cazorla (productrice, Espagne), Nadia Samir (comédienne, Algérie), Touria Hadraoui (écrivain, journaliste, chanteuse du Malhoun, Maroc), et de Messieurs Jacques Kermabon (rédacteur en chef de la revue Bref, France), Kamel Ramzi (critique, Egypte), Karim Boukhari (journaliste, critique de cinéma, Maroc).
La cérémonie d’ouverture du festival s’est déroulée dans la soirée de lundi en présence du ministre de la Communication, M. Khalid Naciri ; du wali de la région Tanger-Tétouan, M. Mohamed Hassad ; du gouverneur de la province Fahs Anjra, M. Mohamed Arif ; du préfet de police de Tanger, M. Mohamed Ouhachi ; du directeur du CCM, M. Noureddine Saïl ; d’un représentant du maire de Tanger ; d’élus ; d’un grand nombre de cinéastes et d’artistes marocains et étrangers, ainsi que d’un très nombreux public, qui ont assisté à la projection, au cinéma Roxy, du film égyptien « Le paysan éloquent », produit en 1970 par le centre égyptien du cinéma, et réalisé par Abdessalam Chadi. Ce court métrage de 20 minutes raconte l’histoire d’un paysan qui s’est fait voler ses biens alors qu’il se rendait à la bourgade la plus proche de son village. Pour se faire justice, il invoque le Pharaon en une langue pure et idéale. Cependant le Pharaon fait la sourde oreille et pousse le paysan dans ses derniers retranchements.
Pour le directeur du CCM, le développement du festival se traduit par le nombre de films programmés pour cette édition. « La plus importante nouveauté de ce festival est celle d’avoir pu allier l’Afrique à la Méditerranée dont on enregistre un retour profond vers l’Afrique », indique M. Noureddine Saïl, estimant que le continent noir a eu un apport essentiel dans cette culture dite de la Méditerranée.
Afin de justifier l’absence au festival de Tanger de certaines personnalités littéraires et spécialistes du cinéma, figures emblématiques de la plupart des festivals du 7ème art, M. Saïl fait valoir l’insuffisance de moyens : « Le budget alloué à cette édition s’élève à près de trois millions de dirhams. Il est pratiquement de même valeur pour les quatre dernières années et ne nous permet pas d’inviter, entre autres, les écrivains et critiques de cinéma », déplorera-t-il.
Côté compétition, le président du jury est plutôt optimiste : «Je suis convaincu qu’on aura une très belle sélection de films sur lesquels les discussions seront certainement riches et utiles et donnera cette année un bon palmarès», a affirme M. Nabil Ayouch, à l’ouverture du festival.
Attendons donc la cérémonie de clôture de ce soir pour connaître les heureux lauréats des prix de cette sixième édition au riche palmarès.
M. ABOUABDILLAH
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