Accueil    A propos du Journal    Plan du site  
  Vendredi 19 décembre 2014 Abonnement Tarifs publicitaires Emploi Liens Utiles MétéoContact  
 A la Une
 Actualités
 Le monde et la ville
 Social
 Exposition
 Spécial
 La vie associative
 Tourisme
 Santé
 Activités Royales
 Sport
 Reportage
 Entretien
 Analyse
 Art & Culture
 Economie
 Environnement
 International
 Votre courier



NOUVEL ÉPISODE DANS L’AFFAIRE ERRAMACH :
TROIS MAGISTRATS, DEUX CONTRÔLEURS GÉNÉRAUX DE LA POLICE, ET DEUX SOUS - OFFICIERS DE LA GENDARMERIE ROYALE DEVANT LA COUR D’APPEL DE TANGER

La Chambre criminelle près la Cour d’Appel de Tanger a entamé jeudi après-midi l’instruction du dossier de sept accusés, condamnés par la Cour spéciale de justice de Rabat, le 21 avril 2004 dans le cadre de l’affaire Erramach, après l’annulation du verdict les concernant par la cour de cassation du Tribunal suprême. Celle-ci a déféré le dossier devant la Cour d’Appel de Tanger au lieu de Tétouan où les 7 fonctionnaires exerçaient leurs responsabilités au moment des faits qui leur sont imputés.
Les 7 prévenus, ayant purgé leur peine, pour corruption, trafic d’influence, concussion et non-dénonciation d’un criminel, comparaissaient en état de liberté, de même que 5 témoins. Alors que Mounir Erramach, condamné à 23 ans de réclusion n’a pas été présenté au Tribunal, de même que Mohamed El Ouazzani alias El Nene, celui-ci pour la simple raison qu’il s’était évadé, début décembre dernier, de la prison de Kénitra où il purgeait une peine de 8 ans de réclusion. Les deux condamnés devaient être auditionnés comme témoins en principe.
On a également relevé l’absence du représentant de l’administration des douanes, constituée partie civile dans le cas du magistrat Abdelkrim Zehouani.
La Cour a tout de même décidé de procéder à l’interrogatoire des accusés avant de reporter l’audition des déclarants au 28 février courant. L’audience a eu lieu dans la salle n•1 de la cour d’Appel, où les bancs sont restés vides, malgré le caractère public du procès. Les conditions de travail pour les journalistes étaient très difficiles notamment à cause de la défaillance de la sonorisation de la salle. A quelques exceptions près, les questions du président étaient presque murmurées à l’attention des prévenus qui ont défilé à la barre, de même que les réponses de ces derniers.

Abdelkrim Zehouani, ex président de la Chambre criminelle près la cour d’appel de Tétouan, a nié en bloc toutes les charges retenues contre lui et a accusé le juge d’instruction d’avoir ‘’modifié les réalités’’. La somme en devises saisie dans son domicile aurait été changée légalement par lui-même en prévision d’un voyage à l’étranger, alors que les mouvements de ses comptes bancaires seraient en fait des opérations tout à fait légales : L’argent proviendrait d’un frère résident en France et le magistrat se chargeait de la supervision de la construction d’une maison appartenant à ce frère immigré.
L’administration des douanes n’étant pas présente pour maintenir ou modifier sa requête s’élevant à 715.500 dh, le président passe au magistrat suivant.

À leur tour, les magistrats Abdeslam Hajjioui et Abdellah Sellal, ex présidents de la chambre criminelle à la même cour d’appel de Tétouan, nieront aussi les faits qui leur sont reprochés apportant des explications sur l’état de leurs comptes bancaires. Aucun d’eux n’a jamais remis de l’argent au greffier dont les déclarations les avaient accablés.

Poursuivant l’interrogatoire des accusés après une brève pause, le Tribunal entend les contrôleurs généraux de la Sûreté nationale, Mohamed Charafeddine et Mohamed Sekkouri, respectivement chef de sûreté de la wilaya de Tétouan au moment de l’éclatement de l’Affaire Erremach, et chef de sûreté de la même ville antérieurement. Les deux hauts fonctionnaires avaient écopé de deux ans de prison ferme par la Cour spécial de justice de Rabat pour corruption et non-dénonciation d’un criminel.
Mohamed Charafeddine explique qu’il venait d’arriver à Tétouan au moment des faits (à peine 4 mois en poste) et qu’il n’y avait à l’époque aucun avis de recherche concernant Mounir Erremach. Il affirme connaître les dénommés Khadli et Yakoub mais nie avoir reçu par leur intermédiaire la somme de 1 million de dhs de la part d’El Nene (Mohamed el Ouazzani) pour concerter son arrestation dans une clinique de Tétouan. Les meubles acquis chez le commerçant Benaboud n’ont rien à voir avec les trafiquants de drogue appréhendés.
Quant à Mohamed Sekkouri, il fera crisper la cour par ses propos à l’égard de l’Officier principal de police Jbara, ainsi par l’allusion à un ‘’marché conclu’’ avec le juge d’instruction pour profiter de la mise en liberté provisoire en échange d’un témoignage contre le mis en cause. Cette affirmation irritera le ministre public qui demande au prévenu de s’expliquer sur ce point. Sekkouri sera contraint à se rétracter. Il se limitera à dire que Jbara aurait agi par inimitié en raison d’une mutation de l’officier à Ouazzane.
Sekkouri aura été le plus interrogé du groupe des sept. Ses relations avec Erramach, ses interventions en sa faveur, la provenance de l’argent pour l’achat d’un appartement en Espagne et un autre à Marina Smir, les meubles de chez Benaboud…Sekkouri répond aux questions expliquant que les deux appartements appartenaient à son épouse, directrice de l’Institut Supérieur International de Tourisme de Tanger à l’époque…
Puis c’était au tour des deux gendarmes, l’adjudant-chef Abdelhak Sarhane, chef d’un poste maritime à M’diq et le sergent-chef Saïd Massou, sous-officier électricien de cette brigade maritime, de répondre aux questions du Tribunal.
Serhane affirme avoir été torturé au centre de détention de la DST de Temara, les yeux bandés durant trois jours. Il a signé ses déclarations chez la BNPJ sans les lire dit-il, sous la menace d’être ramené à Temara. Il défend son intégrité qui lui a valu deux félicitations du Général Hosni Benslimane, indiquant que sa brigade avait fait avorter pas moins de 6 opérations de trafic de drogue. Son unique relation avec Erremach serait uniquement au sujet d’un bateau de plaisance de ce dernier dans le cadre des démarches administratives nécessaires pour la mise en eau…Pour lui, c’était un homme d’affaires propriétaire d’une pizzeria. Il n’aurait jamais reçu aucune note de recherche concernant cette personne. Quant à son aveu, reconnaissant recevoir 100.000 dh à l’issue de chaque opération de trafic de drogue de Erramach, il réitère qu’il lui a été arraché sous la torture.
Enfin Saïd Massou comparaît pour nier comme ses prédécesseurs. Il aurait dit-il signé n’importe quoi dans la situation où il a été, faisant allusion aux pressions subies. Il se lamente sur son sort depuis … Il aurait même vendu des boîtes de kleenex pour survivre.


Abdel Ilah Abbad
abbadabdel@gmail.com




Envoyer Imprimer
Actualités
 Revue de presse : lu pour vous dans medias 24 : veolia choisit la négociation à tanger...
 Tanger aura-t-elle son tramway ?...
 Tanger-tétouan: vision 2020 dans le développement touristique...
 Une première et c’est la meilleure ! fès appelle à la sauvegarde du grand théâtre cervantes de tange...
 Brèves de tanger et du nord...
 Chambre espagnole de commerce et d’industrie de tanger et uhy-benmokhtar & co...
 Transport public: les chauffeurs de grands taxis contestent la réforme de leurs vieilles mercedes...
 Après cinq ans d’absence, retour du torneo ciudad de tanger de golf...
 Un salon à tanger pour la remise du prix national 2014 du micro-entrepreneur ...

A la Une - Actualités - Le monde et la ville - Social - Exposition - Spécial - La vie associative - Courier des lecteurs - Tourisme
Santé
- Activités Royales - Sport - Reportage - Entretien - Analyse - Art & Culture - Economie - Environnement - International
Abonnement - Tarifs publicitaires - Emploi - Liens Utiles - Météo - Contact - A propos du Journal - Site Map
© 2005 Le journal de Tanger - Réalisation : PRO CONCEPT MULTIMEDIA

Nombre des visiteurs : Website counter