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Sous le Haut Patronage de S.M. le Roi Mohammed VI : 7ème EDITION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE MUSIQUE DE TANGER Les Nuits de la Méditerranée du 2 au 8 juillet 2007
Organisé, du 2 au 8 juillet 2007, par l’Association Tanger Action Culturelle (ATRAC), avec le soutien de l’Institut français du Nord (IFN), l’Institut Cervantès de Tanger et la wilaya de Tanger-Tétouan, le Festival de Musique «Les Nuits de la Méditerranée» confirme son ancrage dans le champ culturel tangérois, voire dans le paysage nordique du Maroc, puisqu’il prévoit également des manifestations à Tétouan, Larache, Chefchaouen et El Ksar El Kébir.

Les Nuits de la Méditerranée qui ont la vocation de révélateur de talents internationaux et de promoteur d’artistes marocains, qui se produiront cette année à travers 9 spectacles, dont 4 concerts publics et 3 nuits de musique à Tanger.
Les organisateurs ont opté cette fois pour le prestigieux Palais des Institutions italiennes (Palais Moulay Hafid) où se fera, lundi 2 juillet, l’inauguration du Festival par la palpitante «Nuit El Flamenco» animée par le pétillant groupe de David Perez Almagro.
Originaire d’Alcala de Guardia (Séville), ce talentueux danseur obtient en 2004 le Prix national du Festival international du «Cante de las Minas de la Unión». Avec le cycle «Flamenco viene del Sur», il joue sur des scènes plus importantes à Grenade, Séville, Malaga, etc.
En 2006, la Fédération des Organismes Flamencos de Séville l’a récompensé en lui décernant le prix de jeunes Flamencos d’Andalousie.
C’est encore au Palais des Institutions italiennes que se produiront, jeudi 5 juillet, dans le cadre de la nuit «Derdeba», le talentueux groupe Mad Nomad qui donnera la réplique au maâlem gnaoui, Abdellah El Gourd, et ses musiciens de Dar Gnaoua.
Cette rencontre musicale, animée par une volonté commune de création, de partage et de métissage, autour du répertoire traditionnel de la musique gnaouie et de celui du jazz, découle d’un travail accompli en commun dans le cadre de la création «Alwane» (couleurs).
La «Nuit indienne» qui sera également abritée par le Palais Moulay Hafid, samedi 7 juillet, est l’œuvre du groupe «Mukta», auteur d’une fusion de jazz indien et de sons afro-cubains.
Au fil de ses quatre albums, le groupe «Mukta» (perle en sanskrit), fondé à Nantes (France) en 1994, est parvenu à créer une combinaison subtile et très intéressante de jazz et de musique traditionnelle indienne. Une alliance à découvrir.
Voilà donc pour ce qui est des concerts payants, à raison de 120,00 dirhams en plein tarif et 60,00 dirhams en demi-tarif.
Le grand public, quant à lui, sera ravi d’être l’hôte du Festival pendant cinq merveilleuses nuits à la Place des Nations, en plein air, dans ces singulières nuits estivales tangéroises.
La Nuit «Naida» sera animée par deux groupes : «Fez City Clan» et «Lazywall».
Fondé en 2000 par un précurseur du mouvement Hip Hop au Maroc, le groupe Fez City Clan (FCC) s’est affirmé comme l’un des ambassadeurs de la mouvance de la jeunesse marocaine. Il a su enflammer les scènes et conquérir les cœurs au Maroc. Aujourd’hui, FCC s’apprête à promouvoir le Hip Hop marocain sur les scènes internationales.
«Lazywall», quant à lui, est un groupe de hard rock moderne anglais, fondé en 2003. Depuis lors, il participe à de nombreux festivals à travers la Grande-Bretagne où il est déjà répertorié parmi les grands groupes de rock alternatif.
Avec trois titres qui valent le détour dans un album plein d’énergie, de rage et de passion, Lazywall se produit pour la première fois à Tanger. A ne pas manquer.
Et puis, il y a cette merveilleuse Nuit africaine réservée, cette année, à la nouvelle génération de «Abidat R’ma».
Le terme «R’ma» signifie «Tir à l’arme» et Abidat R’ma ont l’art de tirer sur un vaste public, pas à l’arc, ni avec un fusil, mais à l’aide d’une arme virtuelle, sortant de l’imaginaire d’un art populaire invétéré, hérité des fins fonds lointains de la Chaouia et du Haouz.
Poète, versificateur, chanteur et danseur de talent, le chef du groupe d’Abidat R’ma constitue le clou de toute représentation et le centre d’intérêt du grand public qui a repris goût à cette nouvelle discipline artistique. Parce que, justement, la danse d’Abidat R’ma est une véritable discipline qui obéit à des gestes ponctués, à des cadences régulières, à des sujets spécifiques traités par le son, le rythme et l’action. Des sujets sortis du terroir de notre campagne tadlaouie.
Un tableau, somme toute, fascinant et ensorceleur. Il ne s’agit pas de laisser passer le plaisir de l’admirer, dans la soirée de mercredi 4 juillet, qui combinera également une prestation du groupe béninois, Gangbe Brass Band, de musique traditionnelle alliant le jazz et l’art populaire racé de ce pays africain.
La fusion étonnante de ces deux styles est travaillée de manière à restituer au mieux la tradition musicale, tout en offrant des sonorités plus occidentales faisant le lien entre le traditionnel et le moderne, le présent et le futur.
Nous arrivons maintenant à cette classique «Nuit andalousia chamalia». Cette nuit qui nous replongera, quelques heures durant, de cette soirée du vendredi 6 juillet, dans l’envoûtement auquel nous a habitués notre grand ami Abdeslam Khalloufi et sa troupe de chevronnés musiciens à leurs heures, parce que tous amateurs, mais amateurs de grand talent. Pourquoi amateurs? Parce que la musique meuble leur troisième temps, le premier étant consacré à leur profession principale, d’enseignants, chefs d’entreprises, banquiers, médecins.
Lauréat de plusieurs Prix dont notamment celui du Festival de Musique andalouse de Chefchaouen en 1986, l’orchestre «Layali Ennagham» incarne l’art musical dans toutes ses dimensions traditionnelle et moderne.
Enfin, on aboutit à la dernière «Nuit Métisse», celle de «Nour Arabie Electro Rock» qui fera vibrer la place des Nations dans la soirée de dimanche 8 juillet. Une soirée de clôture des «Nuits de la Méditerranée».
«Nour» signifie lumière en arabe. Il s’adapte parfaitement à ce groupe de musiciens reconnus pour leur art sans frontières.
«Nour» met en évidence le paradoxe d’une société qui prêche la diversité.
«Nour», c’est la musique à la vitesse de la lumière», dira Saïd Anglada, un ami du groupe.
Tel est donc le programme artistique des «Nuits de la Méditerranée».
«Mais le Festival, c’est aussi le Festival des expositions, des projections en plein air, des animations de rue, des conférences et notamment celle sur la «Naïda» qui sera animée par M. Dominique Caubet, professeur à l’INALCO (Paris), mercredi 4 juillet à 17 heures, au Minzah Hôtel de Tanger», explique le président de l’ATRAC, M. Larbi R’miki, principal artisan des «Nuits de la Méditerranée», lors d’une conférence de presse organisée mardi au Minzah Hôtel de Tanger pour présenter le programme et les grandes lignes du Festival, mais aussi pour remercier les sponsors qui soutiennent l’événement.
Ont pris part à cette rencontre, le Consul général d’Espagne à Tanger, M. Tomás Solís Gragera; le vice-consul de France à Tanger, M. François Godard; le président du Conseil régional du Tourisme, M. Mohamed El Hitmi; le directeur de l’Institut français à Tanger, M. Gustave de Staël; le directeur de l’Institut Cervantès de Tanger, M. Arthuro Lorenzo; le représentant de la wilaya de Tanger, M. Jamal Salama; la secrétaire générale de l’ATRAC, S.A. Lalla Malika Alaoui; les vice-président et trésorier
de l’ATRAC; MM. Rachid Tafersiti et Abdellatif Bernossi, entre autres personnalités représentant la société civile.
Dans une allocution d’introduction, le président de l’ATRAC s’est félicité de la confiance dont jouit le Festival «Les Nuits de la Méditerranée» de la part des sponsors et du grand public.
«Nous sommes fiers de cette confiance qui témoigne du niveau «assez» satisfaisant atteint aujourd’hui par cet événement digne de la ville de Tanger», dira avec humilité et grande modestie M. R’miki qui a eu ensuite à faire face à un déferlement de questions de la part des journalistes.
1°) Quelles sont les nouveautés de la 7ème édition du Festival ?
2°) Serait-on en train d’assister à un divorce progressif entre l’ATRAC et l’IFN, deux partenaires traditionnels parvenus jusqu’il y a deux années, à une complémentarité en matière d’organisation et de soutien des «Nuits de la Méditerranée» dont le géniteur-fondateur est en fait l’IFT, aujourd’hui IFN, rejoint plus tard par l’ATRAC ?
Cette question est justifiée par trois indicateurs, au moins :
a) le logo du service culturel de l’Ambassade de France à Rabat ne figure pas cette année parmi les sponsors du Festival;
b) l’absence de tout soutien matériel de l’IFN au Festival de cette année;
c) habituellement, la brochure du Festival est co-préfacée par le président de l’ATRAC et le directeur de l’IFN. Celle de la 7ème édition, comporte la seule griffe de M. Larbi R’miki.
3°) Assisterait-on à une substitution progressive de l’IFN par l’Institut Cervantès qui, non seulement subventionne deux «Nuits» du Festival, mais édite une affiche spéciale Festival comportant son seul logo, une manière de se démarquer des autres sponsors et de se mettre en évidence aux côtés de l’ATRAC.
4°) Où en est-on avec les collectivités locales, en matière de soutien du Festival ?
5°) Les autorités locales auraient-elles posé problème aux organisateurs du Festival «Les Nuits de la Méditerranée» pour l’occupation de la Place des Nations, leur proposant, en échange, la Plade «Al Massira» ?
A toutes ces questions, M. Larbi R’miki a donné, avec une certaine aisance dans l’allocution, des réponses tantôt franches et massives, tantôt furtives avec l’affinité, le tact, la subtilité et la complaisance qui lui sont connus, ménageant le choux et la chèvre.
Pour ce qui est du désengagement probable de l’IFN qualifié de «divorce progressif», le président de l’ATRAC estime plutôt qu’il s’agirait désormais d’un «mariage sous régime de biens séparés» (NDLR : autrement dit, d’une séparation de corps).
Le directeur de l’IFN a, pour sa part, écarté toute éventualité de divorce entre son Institut et l’ATRAC, voulant pour preuve le siège du Festival toujours implanté au sein de l’IFN. Il positionne ce «retrait partiel et passager» dans le cadre d’une gêne financière ponctuelle, occasionnée par des frais engagés pour la restauration de la salle Beckett de Tanger, longtemps fermée pour travaux. On apprendra, d’autre source, que la remise en état de cette salle aura, effectivement, nécessité une enveloppe budgétaire de 270.000,00 dirhams entièrement prise en charge par l’IFN.
«Cette salle qui faisait défaut dans le champ culturel tangérois est aujourd’hui mise à la disposition de différentes ONG, associations et autres institutions, gratuitement, hormis pour l’Ecole Américaine de Tanger à qui la location de cette salle a été facturée», explique un responsable de l’IFN.
Questionné sur l’éventualité d’une fermeture d’antennes de l’IFN, M. Gustave Staël, confirme que son Institut est effectivement contraint de se retirer temporairement d’El Ksar El Kébir, en attendant que les caisses de l’IFN soient renflouées.
Au sujet de l’arrivée spectaculaire sur scène de l’Institut Cervantès de Tanger, M. Larbi R’miki se réjouit de «la dot substantielle» apportée au panier de la mariée par ce nouveau conjoint de l’ATRAC qui s’autorise ainsi une «polygamie».
Pour le Consul général d’Espagne à Tanger, la contribution de l’Institut Cervantès et du ministère espagnol de la Culture s’inscrit dans une démarche promotionnelle de la ville de Tanger.
M. Tomás Solís Gragera qui s’est félicité de ce partenariat maroco-franco-espagnol, a mis en exergue les efforts déployés par les organisateurs pour la réussite de ce rendez-vous annuel devenu incontournable pour le public de Tanger au passé cosmopolite.
«Ce qui est important à retenir, c’est que ce partenariat de l’Espagne et de la France avec le Maroc qui renforce davantage les liens Nord-Sud, intervient à un moment où la ville de Tanger fait la promotion de sa candidature à l’organisation de l’exposition internationale en 2012», estime le diplomate, concluant que ce partenariat tripartite est une manière d’appuyer davantage le dossier de Tanger Expo 2012.
Le directeur de l’Institut Cervantès a exprimé, pour sa part, sa satisfaction quant au soutien du département espagnol de la Culture à deux manifestations inscrites dans le programme du festival.
M. Arthuro Lorenzo qui s’est dit heureux de pouvoir participer à la vie culturelle tangéroise, a annoncé sa mutation, l’année prochaine, à la ville française de Lyon, ce qui a été qualifié de «mauvaise nouvelle» par le président de l’ATRAC.
Concernant la place des Nations, M. Larbi R’miki a démenti la rumeur autour d’un quelconque refus des autorités locales, ni d’une prétendue dualité avec l’Association «Touiza» pour l’occupation de cette place.
«D’abord, la place d’Al Massira nous conviendrait aussi bien, sauf que nous serons, peut-être, un peu à l’étroit, ensuite l’Association Touiza qui tire son nom de «partage» serait la bienvenue à nos côtés à la place des Nations. Enfin, il s’agit d’un faux problème qui ne s’est nullement posé», conclue le président de l’ATRAC avant de s’attacher à présenter, dans le détail, le programme du Festival «Les Nuits de la Méditerranée» et à remercier nominativement tous les sponsors qui contribuent à sa réussite.
A la relecture de cet article, on se rend compte qu’il manque une réponse à deux questions posées. Et là, le lecteur est intraitable. Il ne pardonne pas ce genre d’omission. Notamment quand il s’agit de sa gouvernance locale. Car, l’une des deux questions tourne, justement, autour de nos collectivités locales et leur soutien au Festival «Les Nuits de la Méditerranée».
C’est le président de l’ATRAC qui fournira la réponse : «Sur le plan relationnel, les rapports sont excellents. Côté chiffres, ils le sont moins !».
Une manière de dire que le côté «diplomatie» est préservé : «Monsieur le président, nous vous félicitons pour ce que vous faites pour la ville. C’est fantastique ! Les nuits de la Méd? Un exploit ! Nous le devons à des gens comme vous. Surtout avec votre nouveau look de Chevalier de la République française, vous êtes époustouflant ! Continuez, c’est bien !».
Poum ! Comme langue de bois, on ne peut pas trouver mieux. Mais nous sommes persuadés que les organisateurs des «Nuits de la Méditerranée» préfèreraient plutôt un chèque pour renflouer leur trésorerie. Pas en bois, celui-là.
Toutefois, il ne faut tout de même pas généraliser pour ne pas tomber dans l’injustice. Il existe, en effet, des conseils qui mettent la main à la poche. Frileusement parfois, mais n’empêche, n’est ce pas le geste qui compte ?
Deuxième question autour des «nouveautés» de la 7ème édition.
«La nouveauté se fait dans la continuité», répondra le président de l’ATRAC.
Ne l’avons-nous pas dit au début de cet article : notre ami Larbi R’miki est cool dans ses réponses.


FESTIVAL LES NUITS DE LA MEDITERRANEE 2007
Calendrier
LUNDI 2 JUILLET
Palais des Institutions Italiennes Nuit Flamenco :
David Pérez Amalgro
MARDI 3 JUILLET
Place des Nations Nuit Naida :
Fez City Clan
Lazywall
MERCREDI 4 JUILLET
Place des Nations Nuit Africaine :
Abidat R’ma
Gangbe Brass Band
JEUDI 5 JUILLET
Palais des Institutions Italiennes Nuit Derdeba :
Mad Nomad & Le mâalem gnaoui
Abdallah El Gourd
VENDREDI 6 JUILLET
Place des Nations Nuit Andalousia Chamalia :
Orchestre Layali Anangham
SAMEDI 7 JUILLET
Palais des Institutions Italiennes
Nuit Indienne
Mukta
DIMANCHE 8 JUILLET
Place des Nations Nuit Métisse :
Nour Arabic Electro Rock
Le Festival c’est aussi des expositions, des projections en plein air, des animations de rue, des conférences et notamment la conférence sur la NAIDA par Dominique Caubet, professeur à l’INALCO (Paris), mercredi 04 juillet, à 17heures, Hôtel Minzah, salon Koubba



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